À propos

Lire pour un comité, pas pour un flux

La maison porte un nom un peu raide, hérité d’une enseigne d’imprimeur : l’ancre, marque de fabrication ; la grille, celle d’une page de journal. Le bureau est à Neuilly-sur-Marne. Le sujet, lui, n’a pas bougé : comment le médicament, le vaccin et le parcours de soins sont racontés au public, et ce que les autorités et la presse professionnelle en disent la même semaine.

Équipe en discussion autour d’une table de travail

Origine

Claire Restou a quitté un hebdomadaire professionnel après douze ans à la rubrique santé. Elle en avait assez des revues de presse internes qui photocopient tout, et des briefs d’agence qui parlent d’un « patient » jamais rencontré. En 2023, elle a ouvert un bureau à deux rues de chez elle, avec une règle : un document livré doit pouvoir se lire à voix haute en vingt minutes.

La France est le cadre habituel : ANSM, HAS, ARPP, syndicats officinaux, associations nationales. Les titres belges et suisses francophones entrent dans la veille lorsqu’une campagne ou une décision y précède le débat hexagonal — ce qui arrive plus souvent qu’on ne le croit pour l’information vaccinale.

Manière de travailler

Nous annotons la source avant le résumé. Nous écartons les essais non publiés. Nous ne relisons pas un visuel promotionnel dans le même souffle qu’un avis HAS. Quand un client demande du volume, nous envoyons une fois le dossier brut, puis nous revenons au format court. L’équipe tient en trois personnes, plus des pigistes pour un cahier trop dense.

Nous n’avons pas de charte « valeurs » affichée en foyer. Nous avons des refus : pas de citation d’association sans document daté, pas de phrase du type « la HAS confirme notre stratégie », pas de camouflage d’un conflit d’intérêts dans une note destinée à un COMEX.

L’équipe